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Partie 1 - Choisir sa lunette astronomique ou son télescope

Pour vous aider à mieux cerner votre besoin et vous permettre de faire le bon choix d’un instrument : télescope ou lunette astronomique, voici quelques notions essentielles.
Quel est votre but, que souhaitez vous faire ?
Passez un peu de temps à analyser vos motivations avec nous en lisant ce qui suit :

1.1 L’ouverture du tube : un facteur très déterminant.

Le télescope a une forme tubulaire, il ressemble à un tube cylindrique plus ou moins long et large.
Il est ouvert d’un côté, celui que l’on pointe vers le ciel. En regardant par cette ouverture, on peut voir l’intérieur avec le miroir logé au fond. La spécification la plus importante d’un télescope, ce n’est pas son grossissement, mais c’est sa capacité à collecter un maximum de lumière.
Cette caractéristique essentielle est déterminée par le diamètre de son ouverture, ( le diamètre du tube ) et la surface de son miroir ou de sa lentille, si c’est une lentille qui forme l’objectif.
Plus il collecte de la lumière, plus on peut voir de choses.
C’est à dire que sa capacité à recevoir la lumière émise ou renvoyée par les astres, étoiles ou autres corps célestes sera grande.

Dans le cas d’une lunette astronomique, c’est le diamètre de la lentille formant l’objectif qui définit l’ouverture de l’instrument optique.

1.2 Lunette ou télescope ?

Les différents types de télescopes et de lunettes astronomiques présentés sur le site adoptent un principe technique commun, ils recueillent la lumière venue du ciel, émise par les astres.
Ils la focalisent ensuite vers un foyer pour la restituer à l’œil sous forme d’une image agrandie par un oculaire.
Si l’on devait choisir entre une lunette astronomique ( réfracteur ) et un télescope ( réflecteur ), il faut se souvenir que le critère le plus important pour l’observation reste le diamètre d’ouverture de l’instrument. Cette ouverture est directement liée à la surface du miroir primaire pour un télescope et au diamètre de la lentille formant l’objectif pour une lunette.

Les réfracteurs : terme désignant les lunettes

Il s’agit d’un assemblage de lentilles de verre constituant un système optique homogène qui va réfracter ( ou cintrer ) la lumière émise par un corps distant pour la concentrer sur un foyer où l’image sera agrandie par un oculaire.
Peu sensibles aux instabilités atmosphériques, les réfracteurs sont légers et portatifs.
Ils conviennent bien aux novices car ils nécessitent peu d’entretien.
En plus, ils ont l’avantage d’être polyvalent en autorisant aussi les observations terrestres avec le même instrument

Les réflecteurs : terme désignant les télescopes

Il s’agit d’un principe technique qui utilise un miroir primaire pour réfléchir la lumière émise par un corps distant et la concentrer sur un foyer où elle sera grossi par un oculaire.
Ce système est largement répandu pour construire un télescope de Newton.
Ces télescopes permettent de disposer d’un grand diamètre d’ouverture à un prix abordable par une large partie du public.
Pratiques avec leur oculaire situé sur la partie supérieure du tube, ils sont parfaits pour observer les objets du ciel nocturne tels que la lune, les planètes et autres nébuleuses lointaines dans le ciel profond.
Un télescope réflecteur sera plus encombrant qu’une lunette réfracteur.

Les réfracteurs de type lunette astronomique donnent des images de belle qualité mais ils deviennent vite chers pour les grands diamètres, en comparaison d’un réflecteur type télescope de Newton.
Pour comparer les deux de façon objective, il faudrait comparer deux instruments optiques rigoureusement de même diamètre.
Cela dit, sur une base de 114 mm , par exemple, le télescope sera dans une budget de 300 euros alors qu’il sera nettement plus élevé et supérieur à 1500 euros pour une lunette de ce même diamètre.
Ce point est lié à la technologie, à la technique de fabrication et à la mise en œuvre des lentilles et de leur montage dans la lunette qui nécessite des usinages précis.

1.3 Quel diamètre choisir ?

Diamètre de
l´objectif
 Lune   Mercure   Vénus   Mars   Jupiter   Saturne   Comète   Nébuleuse    Grossissement  
utile
Objectif de 60 mm
Pouvoir séparateur: 2"
--- --- de 35 à 72x
Objectif de 70 mm
Pouvoir séparateur: 1,7"
de 28 à 84x
Objectif de 114 mm
Pouvoir séparateur: 1"
de 40 à 153x
Objectif de 150 mm
Pouvoir séparateur: 0,8"
de 60 à 230x

     : Trés bon         : Bon         : Moyen       ---  : Pas adapté   


lune

Lune

C'est le plus facile des objets célestes à observer pour les débutants, avec un grossissement de 50x on peut voir entièrement la lune dans le champ de vision.
Objectif Grossissement
entre 30x et 70x
Grossissement
entre 70x et 140x
Grossissement
supérieur
à 140x
70mm Lune entière dans le champ de vision Cratères et mers de la lune visibles Si les conditions le permettent, fort grossissement pour avoir plus de détails
114mm idem Les petits cratères peuvent être observés Beaucoup de détails des cratères et des montagnes peuvent être observés
150mm Idem Les petits cratères sont observables Les petites collines et les détails plus fins sont visibles

saturne

Saturne

Les anneaux de saturne commencent à être visibles avec un grossissement de 100x, pour voir avec plus de détail il faut passer à 200x ou 250x.
Objectif Grossissement
entre 30x et 70x
Grossissement
entre 70x et 140x
Grossissement
supérieur
à 140x
70mm On commence à distinguer saturne en tout petit au milieu du champ de vision On peut voir les anneaux et son plus gros satellite(Titan) Les bandes de saturne peuvent être visibles
114mm idem idem et deux satellites sont visibles Les bandes de saturne et les trois anneaux séparés sont visibles
150mm Idem idem et trois satellites sont visibles L'anneau extérieur peut être observé distinctement

jupiter

Jupiter

A environ 80x, quelques bandes de nuages peuvent être vues.
Objectif Grossissement
entre 30x et 70x
Grossissement
entre 70x et 140x
Grossissement
supérieur
à 140x
70mm Convenable pour observer les plus gros satellites Il est facile de voir un satellite survolant la planète. Si les conditions le permettent, fort grossissement pour avoir plus de détails
114mm idem Détails des nuages de jupiter visibles Encore plus de détails de saturne nous sont visibles
150mm Trop brillant pour l'obervation Convenable pour observer les quatres plus gros satellites de jupiter Structure détaillée et changement des bandes de nuages visibles

mars

Mars

Tous les 26 mois, mars passe à l'opposition (c'est a dire quand le soleil, la terre et mars sont alignés), c'est le meilleur moment pour l'observer.
Objectif Grossissement
entre 30x et 70x
Grossissement
entre 70x et 140x
Grossissement
supérieur
à 140x
70mm Les faibles grossissements permettent de centrer la planète dans le champ de vision A l'opposition on peut voir la glace des pôles Mars est facile à observer si les conditions le permettent
114mm idem idem Encore plus de détails de mars nous sont visibles
150mm idem idem Avec un grossissement de 200x on commence à voir les différentes caractéristiques de mars

nebuleuse

Nébuleuses

Pour l'observation des nébuleuses un grossissement de moins de 50x est convenable, pour observer la nébuleuse Andromède ou Orion, un grossissement de 20x est suffisant. Plus l'objectif de l'instrument sera important plus il y aura de lumière collectée.
lunette de 70 mm - télescope de 114 mm - télescope de 203 mm
Plus l’ouverture de l’instrument est grande, plus les détails vont apparaître grâce à la lumière récoltée.
Attention cependant au poids et aux dimensions de l’instrument optique qui peuvent devenir importants.

Pour voir les cratères de la lune ou les anneaux de Saturne une lunette de 60 à 70 mm d’ouverture ou un télescope de 76 mm conviennent déjà bien.
Ils présentent souvent l’intérêt d’être vite mis en œuvre et d’être facilement transportables.
Un télescope réflecteur de 114 mm montrera plus de détails sur la lune et améliorera la distinction des planètes plus lointaines. Vous pourrez aussi découvrir des nébuleuses colorées, des poches de gaz bleutées ou des amas d’étoiles brillantes et scintillantes comme une guirlande dans le ciel profond.
Sous un ciel sombre et calme, un télescope de 203 mm donnera de magnifiques images des faibles amas d’étoiles, nébuleuses ou galaxies lointaines.

1.4 Les oculaires

Les oculaires sont définis par un nombre exprimé en mm et par une lettre.
Le nombre exprime la focale et la lettre la construction optique de l’oculaire.
Pour simplifier le discours, plus le chiffre est élevé et moins le grossissement sera grand, en effet, pour obtenir le grossissement, il faut diviser la longueur focale du télescope par celle de l’oculaire.
Les oculaires donnant un faible grossissement donneront en revanche davantage de champ visuel et une image plus lumineuse.
Il faudra donc utiliser les faibles grossissements pour se positionner, se repérer et utiliser un fort grossissement pour aller à la rencontre d’un détail, pour affiner son exploration.
Pour l’astronome amateur, il faut se souvenir d’une chose, les planètes et autres étoiles ou galaxies sont des objets immenses.
Vouloir grossir absolument ne vous donnera que peu de satisfaction car ces objets immenses sont tellement lointains que les grossissements accessibles en astronomie amateur ne changeront pas significativement la donne.
Il faut comprendre que votre but sera de récolter beaucoup de lumière avec un champ visuel large, ce qui oriente naturellement vers les oculaires à faibles grossissements . Généralement, les instruments que nous proposons sur le site ont un équipement qui vous permettra de comprendre ces notions en les testant, dans la réalité, quoi de mieux.
Cela vous permettra par la suite, de compléter votre équipement, selon vos besoins et votre pratique.

1.5 Support des instruments : la monture

Nous pouvons distinguer deux grands types de montures pour supporter les instruments d’astronomie.

La monture est elle-même installée au sommet d’un trépied en aluminium, ce qui assure stabilité à l’ensemble qui peut être monté à la hauteur d’un adulte pour le confort.

Montures : Azimutale - Equatoriale

Les télescopes sont livrés avec un trépied et une monture robuste, qui placent l’oculaire à la hauteur de l’œil en fonction du réglage de la hauteur du trépied.
La monture la plus simple à utiliser est l’azimutale : sur le site les instruments avec ce type de monture reçoivent une monture azimutale dite en U. Elle autorise un mouvement droite-gauche et haut-bas.
Elle va très bien pour les observations terrestres et les observations du ciel rapide, ainsi que pour le ² saute-étoiles ² , c’est à dire passer d’un astre à l’autre immédiatement.

Spécialement conçue pour l’astronomie, la monture équatoriale est très efficace et appréciée par ceux qui veulent davantage de précision et ceux qui veulent prolonger les observations.
Elle permet de suivre le mouvement des astres au moyen d’un flexible de contrôle ou mieux, grâce à une motorisation que l’on ajoute et achète séparément.
C’est une monture à la mécanique relativement simple mais précise et robuste.
La plupart des montures équatoriales permettent de localiser les objets du ciel par leurs coordonnées célestes, ascension droite (AD) et déclinaison (DEC) .
Attention aux montures entièrement motorisée et électronique, certes elles offrent une prise en main qui semble simple, mais en réalité, il vous faudra aussi faire une initialisation et gare aux pannes qui pourraient rendre votre télescope complètement inopérant dans sa totalité.

Attention également à choisir un ensemble qui vous semble bien adapté aux dimensions du tube du télescope. En effet, un support trop léger n’apportera pas à votre engin la stabilité nécessaire aux bonnes conditions d’observation. Sur Astrovision, nous avons sélectionné des instruments bien dimensionnés.

Le trépied :

Les trépieds de nos instruments sont fabriqués avec 3 jambes articulées et réglables qui permettent de poser votre appareil même quand le terrain n’est pas plat.
Le trépied supporte le télescope, c’est son assise, il est donc important qu’il soit bien stable pour éviter qu’en donnant des petits coups dans les jambes ou bien qu’en marchant à côté du télescope, des vibrations soient transmises et viennent perturber votre observation.
Lorsque vous travaillez à fort grossissement, cette notion sera importante.

1.6 Pour conclure

Choisir un télescope est un compromis entre d’un côté la taille de l’instrument et de l’autre son côté pratique. Avec les plus grands instruments, vous aurez davantage de détails grâce à leur plus grande capacité à collecter la lumière mais les plus petits sont simples à manipuler et à ranger.
Quoiqu’il en soit, les instruments de nos sélections sont tous testés et éprouvés, ils ne vous décevront pas.
D’autre part, un télescope ou une lunette reste aussi un instrument évolutif sur lequel vous pourrez ajouter des oculaires de dimensions différentes pour d’autres résultats d’observations.
Vous voulez faire un cadeau à un jeune enfant et vous n’êtes pas certains que l’astronomie lui plaira, offrez-lui une lunette pour lui permettre de s’initier en douceur.
Vous voulez vous initier vraiment ou votre enfant semble bien accroché, lancez-vous sur un 114 mm .
Vous êtes sur de votre intérêt, l’encombrement n’est pas un souci, vous voulez vraiment faire plaisir à quelqu’un : offrez un instrument magnifique, un télescope 203 mm .

Partie 2 - Des éléments pour choisir en expert

Ce chapitre vise à donner davantage d’éléments pour vous aider dans votre choix et vous conduire progressivement vers l’instrument qui vous conviendra le mieux.
Celui qui sera adapté à votre besoin et saura satisfaire votre attente.
Quelques notions de base sont rappelées.
Pensez à ce que vous souhaitez explorer et tenez compte de votre niveau d’expérience et de vos possibilités d’installation.

2.1 Le diamètre d’ouverture

Que l’on parle d’un télescope ou d’une lunette astronomique, le critère le plus discriminant dans votre choix restera son diamètre d’ouverture. Plus il sera ouvert et plus vous aurez de lumière à votre disposition pour l’observation. La lumière dont nous parlons est celle émise par les étoiles ou bien par la combustion de gaz ou encore réfléchie par les planètes éclairées par notre soleil.
L’ouverture se définit comme le diamètre de l’élément principal du système optique, un miroir pour un télescope Newton ou une lentille d’objectif pour une lunette.
Le système optique est contenu dans le tube. Pour illustrer, imaginez que vous deviez remplir d’eau votre instrument, plus vous avez la sensation qu’il peut en contenir et meilleur c’est.
Il y a d’autres éléments à prendre en compte pour le choix de l’instrument bien entendu mais plus grande est l’ouverture du télescope, plus vous verrez d’éléments et de détails.

La clarté, c’est à dire l’apparente luminosité des astres vus au travers l’instrument optique et la résolution maximale, c’est à dire les détails les plus fins observables sur un objet toujours au travers de l’instrument optique, représentent deux éléments fondamentaux pour l’astronomie. Ils sont directement liés à l’ouverture du tube formant le corps de la lunette ou du télescope.

2.2 Les dimensions des instruments

Le diamètre de l’ouverture est la première chose à considérer sur un télescope ou une lunette pour collecter le maximum de lumière, vous l’avez maintenant bien compris.
Mais attention car un grand diamètre fait souvent partie d’un gros engin puisqu’il faut aussi une monture et un trépied correspondant à la taille du tube.
Un gros instrument qu’il vous faudra stocker, entretenir et ranger proprement mais qu’il vous faudra aussi déplacer.
Tenez en compte pour votre choix. Il faut trouver votre compromis entre les performances et votre capacité à pouvoir déplacer votre télescope. Pour débuter, il est recommandé de prendre un télescope d’ouverture raisonnable, qui permette d’éveiller son intérêt et d’apprendre les manipulations. Sur le site, il n’existe pas de télescope hors norme, nous avons pris le parti délibéré de ne vendre que des instruments bien adaptés aux besoins de l’astronomie habituellement pratiquée. Les instruments sélectionnés sont surtout remarquables par leur qualité plus que pour leur dimension, bien que le 203 mm soit déjà un appareil de bonne taille.

Il vous faut jongler entre deux options : soit un instrument léger, compact et facilement transportable, soit un instrument lumineux, plus lourd mais aux meilleures performances optiques.

2.3 Le grossissement

Commençons par définir la résolution, car comme tout appareil de précision et de mesure, le télescope ou la lunette possède sa propre résolution.
La résolution : Un télescope peut être assimilé à un instrument de mesure et à ce titre, il dispose de sa propre résolution, c’est à dire sa capacité maximale de travail, au de là de laquelle, il y aura une perte d’informations.
Une règle empirique établit que le grossissement maximal est de 2 fois le diamètre de l’ouverture exprimée en mm.
Cela donne 120 à 140 x pour les petites lunettes astronomiques, c’est bien suffisant pour admirer les anneaux de Saturne par exemple, une des merveilles du ciel.

Dans le cas du télescope, pour la résolution, nous parlerons du grossissement maximal avec le plus de détails visibles, au-delà, l’image sera simplement agrandie sans être plus informative. Cela signifiera que l’on dépassera la limite de résolution de l’instrument. Pour imager, c’est comme si vous vouliez vous peser au kilo prés avec une balance graduée de 5 kilos en 5 kilos. Ce ne sera pas possible. Par contre, si vous pesez 75 kilos et que votre balance indique 75 kilos, il se peut que cette mesure soit parfaitement exacte au gramme prés, mais ça, c’est la précision de votre balance.

Pour un système grossissant comme un télescope ou une lunette, c’est la même chose mais appliquée au grossissement. Il y a des choses que votre instrument ne saura pas faire, cela ne veut pas dire qu’il ne fonctionne pas, mais simplement que vous avez dépassé ses limites de résolution. Le parallèle avec la balance et la mesure du poids n’est que fortuit.

Si le télescope est très résolvant, il vous permettra de voir des détails de plus en plus fin et de l’ordre de quelques kilomètres sur la surface lunaire par exemple. Si par contre il est peu précis, vous n’arriverez pas à vous caler sur le détail, vous sauterez sur une autre partie par exemple.

Généralement, on admet que la valeur de grossissement maximal exploitable dans les limites de résolution de l’instrument est assimilée au diamètre du miroir du télescope exprimé en mm :

Par exemple 114 fois pour un 114 mm . Théoriquement un télescope ou une lunette peuvent atteindre des grossissements énormes, mais bien avant, les limites de résolution auront été atteintes et vous ne verrez rien de plus. D’autant que grossir fortement n’est pas utile pour l’astronome amateur. Les observateurs expérimentés travaillent généralement entre 0,5 à 1,0 x le diamètre.

C’est cette dernière notion du grossissement qu’il est souhaitable d’appliquer.

2.4 Les montures de télescope

Les télescopes sont soit équipés d’une monture azimutale (qui pivote sur l’axe droite-gauche (azimut), et l’axe haut-bas (altitude) soit d’une monture équatoriale. Cette dernière se règle pour autoriser un mouvement de rotation (axe polaire ou ascension droite) autour de l’axe de la terre et ainsi elle semble annuler l’effet de cette rotation lorsque vous observez.
La monture fait le lien entre le trépied du télescope et le tube qu’elle supporte.

Les montures azimutales

Les montures azimutales sont simples et légères, elle sont faciles d’emploi, elles sont préférées pour les observations astronomiques et terrestres.
La forme en U est bien adaptée et équipe les instruments en vente sur notre site internet.
La forme en U résiste bien aux sollicitations mécaniques, elle est ferme et vieillit bien.
Elle fait la joie de ce qui souhaitent passer rapidement d’une observation à une autre en pointant simplement la lunette dans la direction, ce que l’on appelle ² saute étoile ² .

Les montures équatoriales

Spécialement étudiées et conçue pour l’astronomie et l’exploration du cosmos, la monture équatoriale présente un aspect un peu rébarbatif. Il ne faut pas s’arrêter sur cette première impression. Sa mise en œuvre reste simple et elle permet de suivre finement la course des étoiles dans le ciel. C’est un excellent outil de travail que l’on commande à l’aide de flexibles. Plusieurs dimensions existent suivant l’effort nécessaire pour le tube de télescope qu’elle reçoit.

Monture EQ1- Monture EQ2 - Monture EQ3 - Monture EQ4 le chiffre désigne la taille de la monture, il n’a de valeur que dans la gamme d’un fabricant. En effet, le chiffre peut être le même mais suivant la Marque ne pas désigner la même dimension. Certaines gammes sont larges avec de nombreux chiffres pour avoir la bonne monture avec le bon instrument. Dans une gamme donnée, par exemple, le chiffre 2 peut désigner une monture plus faible que sur Astrovision.

L’avantage de la monture équatoriale par rapport à l’azimutale est de permettre un suivi plus facile du mouvement des étoiles dans le ciel.
Ce mouvement peut être obtenu soit par un flexible de commande manuelle, soit par une motorisation pour un suivi en continu sans fatigue. Les observateurs débutants qui sont essentiellement intéressés par la lune et les planètes préfèrent la monture équatoriale parce qu’elle facilite l’observation et permet le ² saute-étoiles ² dans la voûte céleste.
La monture équatoriale de chaque télescope est étudiée en fonction de son poids et de son encombrement (EQ1, EQ2, EQ3, EQ4).
Veiller à ce que la monture de votre télescope paraisse bien solide et rigide, bien adaptée à ses dimensions.
Une monture trop légère n’apportera pas la stabilité nécessaire aux observations de qualité. Elle transmettra les vibrations et vous serez gênés dans vos observations.

2.5 Les lentilles en optique

Un corps transparent limité par deux surfaces dont l’une au moins n’est pas plane sera considéré comme une lentille.
On classe habituellement les lentilles en deux catégories et six formes : Une lentille à bords minces peut être biconvexe, plan convexe, ménisque convergent. Une lentille à bords épais peut être biconcave, plan concave, ménisque divergent.

Le diamètre d’ouverture est le diamètre du cercle limitant la lentille. On utilise dans les instruments optiques des associations de lentilles en fonction de leur propriété. Généralement les lentilles sont en verre, ce qui peut expliquer le poids des instruments optiques de grand diamètre d’ouverture car le verre est un matériau dense. Les lentilles peuvent avoir ou donner des défauts que l’on appelle aberrations : De distorsion, c’est à dire quand les rayons lumineux ne sont plus voisins de l’axe de la lentille, Chromatiques, c’est à dire une dispersion de la lumière par le verre de la lentille, par exemple, lorsque le rayon lumineux heurte le bord de la lentille, la lumière est décomposée et une irisation se produit. La correction de ses aberrations est complexe et délicate, on l’obtient en associant plusieurs lentilles en fonction de leur propriété.
Corrélation : plus on met de lentilles dans l’instrument et plus son prix va monter, parfois de façon exponentielle !

2.6 Lunette astronomique

Un rayon lumineux qui vient à la rencontre d’une lentille de verre va, au contact de ce nouveau corps, subir une déviation de son trajet, il change de direction, c’est la réfraction. On appelle réfracteur les instruments qui sont un assemblage de lentilles. C’est ainsi que l’on fabrique les lunettes astronomiques.

Le tube d’une lunette est le plus souvent long et mince, monté sur un trépied, avec une lentille d’objectif à une extrémité et un oculaire à l’autre.

Une lunette offre des images nettes, précises et contrastées. Malheureusement, une lunette de grand diamètre coûte très cher et demande une construction optique et mécanique encombrante, lourde et finalement peu adapté à l’astronome amateur. Lourde parce que les lentilles en verre, un matériau dense pèsent lourd. Chers, parce que le montage des lentilles dans le corps nécessite des assemblages mécaniques précis et que les lentilles elles-mêmes, pour corriger leurs aberrations nécessitent des traitements, des dépôts d couches aux propriétés différentes.
Les petites lunettes en revanche rencontrent un vif succès car elles sont faciles à mettre en œuvre, faciles à transporter et à ranger et permettent une observation dés que le temps le permet.

Le budget est particulièrement attractif et la production en série permet de réduire le coût de montage, de conception et d’usinage.
Elles sont exploitables partout et donnent de bonnes images dans les limites de leur petit diamètre.
Une petite lunette ne demande pratiquement pas d’entretien sauf bien sur d’être manipulée avec soin comme tout instrument optique de précision.

2.7 Télescope

Pour définir le principe de fonctionnement du télescope de Newton, il nous faut définir ce qu’est un télescope réflecteur. Nous nous attardons sur le télescope de Newton car les télescopes vendus par Astrovision reposent sur ce principe optique.

Réflecteur : parce que le principe optique employé ici est de réfléchir la lumière.
Les réflecteurs utilisent des miroirs, au lieu de lentilles, pour recevoir et focaliser la lumière.
Le système à miroir selon Newton est le plus courant, un miroir primaire concave (creux vers l’intérieur) est placé au fond du tube optique du télescope. Il est visible quand on regarde par l’ouverture.
Un miroir secondaire, plus petit et plan, placé lui à l’opposé, c’est à dire proche de l’ouverture dévie le faisceau lumineux sur le côté vers l’oculaire. Ce dernier est également visible, c’est le plus proche de l’ouverture, attention, cet ensemble du miroir secondaire est réglé finement, il ne doit pas être touché.

Les télescopes bâtis suivant le principe de Newton disposent généralement d’une grande ouverture. Grâce à cela, ils collectent beaucoup de lumière et donnent de belles images nettes et contrastées.
Bien dimensionnés, ces télescopes sont stables car relativement légers et toujours supportés par une monture robuste. L’assise est excellente et le confort de l’utilisateur très correct puisque l’on vient se placer sur le côté pour regarder. On peut se tenir debout ou bien assis, grâce au trépied ajustable en hauteur.
Le budget d’un réflecteur est attirant car il permet sans se ruiner d’avoir un instrument de bon diamètre, bien ouvert. Le meilleur rapport qualité / prix / efficacité revient donc aux Newton entre 114 et 203 mm , montés sur une monture équatoriale. Ils sont robustes et performants pour ce niveau de prix.
Ils constituent un très bon choix pour l’astronome amateur dont l’intérêt n’est pas encore bien fixé. En effet avec un tel instrument optique, on peut tout faire et très correctement. Il est possible de scruter le ciel profond dans la plage basse des grossissements ou bien de regarder du détail vers les planètes en utilisant les forts grossissements. Les télescopes de Newton nécessitent périodiquement une petite maintenance.
La lunette astronomique est un système fermé qui demande peu d’entretien, seul la lentille d’objectif peut être nettoyée occasionnellement avec un chiffon doux. Par contre, les miroirs des télescopes demandent périodiquement un alignement pour donner leurs meilleures performances. Cela s’appelle colimater le télescope, ce n’est pas une opération difficile, elle prend quelques minutes à l’astronome amateur un peu bricoleur.
Le tube d'un Newton est ouvert, il reçoit par conséquent de la poussière et si on le laisse sans son couvercle, il peut vite se salir et demander de l’entretien. Un nettoyage périodique peut être utile, attention à toujours utiliser un chiffon doux, pas de solvant bien entendu et éviter de toucher directement les parties optiques. Pour limiter ce nettoyage, prenez le soin de ranger votre appareil dans un endroit sec, sain et couvrez le par son opercule.
Un petit coup de soufflette ou de pinceau léger pour évacuer la poussière suffit.

2.8 Télescope à miroirs et lentilles, Newton- Catadioptrique

Un compromis agréable de toutes les notions vues jusqu’à maintenant se retrouve dans le télescope ultra-compact mais performant qu’est le Newton catadioptrique. Il s’agit d’une amélioration du newton simple fût en ajoutant une lentille qui va jouer le rôle de doubleur de focale du miroir primaire. Cette lentille est insérée lors de l’assemblage du télescope pour venir sur le trajet du rayon lumineux entre le miroir secondaire et l’oculaire. Vous pouvez apercevoir cette lentille en regardant à l’intérieur du tube, par l’ouverture.

Sur le site, le télescope Astrovision 114 / 1000 mm est une illustration de cette construction optique.

Pour un rapport qualité / prix / efficacité plus que bon les Newton-Catadioptriques offrent une grande capacité à être déplacés et une qualité optique tout à fait bonne.
En général, les astronomes désirant un télescope performant et facilement transportable ont trouvé ce compromis dans ce type d’appareil. Certains n’hésitent pas à le glisser dans le sac à dos pour l’emporter en randonnée astronomique dans la montagne. La longueur du fût permet en effet une telle aventure.
Cette technologie permet de proposer un article tout à fait polyvalent et dont le coût reste très attractif. Le 114/1000 mm est devenu un télescope très demandé et plébiscité.

L’entretien reste le même que pour un télescope Newton standard puisque le tube est ouvert, il peut aussi récolter de la poussière et se salir. Les précautions d’usage s’appliquent également ici.

2.9 Les limites de l’observation en astronomie amateur

Les étoiles et les planètes, vues au travers d’un télescope, apparaissent tremblantes et scintillantes.
Ce phénomène se produit parce que la lumière en traversant les couches atmosphériques, en passant à travers notre air se déforme. Le trajet des rayons lumineux est affecté dans son trajet.
Imaginez simplement vos phares de voiture lorsqu’ils rencontrent une nappe de brouillard. Vous avez du mal à percevoir la route, la lumière émise par vos feux peut même vous aveugler quand elle est réfléchie par les fines particules d’eau.

Il ne faut pas oublier l’extrême éloignement des objets que vous regardez, et donc l’ensemble des obstacles que cette lumière va rencontrer et au final, son voyage à travers notre atmosphère terrestre. D’ailleurs, regarder le ciel c’est un peu remonter dans le temps.
En effet, la lumière émise par l’étoile que vous êtes en train de regarder est partie de cet astre depuis bien longtemps.
Cette image que vous voyez d’elle n’existe peut être plus aujourd’hui.
En effet, la lumière se déplace à 300 000 km / s et il lui faut plusieurs millions d’années pour nous parvenir en parcourant la distance qui vous sépare de cette étoile.
C’est donc un saut dans le temps passé.

Le phénomène de tremblement et de scintillement des astres est défini comme étant la visibilité.
Il est parfois bien apparent et gênant avec les télescopes de grand diamètre qui permettent de forts grossissements.

Quand vous utilisez un fort grossissement pour regarder la lune et les planètes, vous serez plus exposés à ce phénomène et votre observation peut en être affectée.

Un fort grossissement amplifie également les turbulences de l’air.
Quand la visibilité n’est pas très bonne, c’est simplement que vous ne pourrez pas utiliser votre télescope à son plein potentiel de grossissement. Le grossissement maximal sera vite atteint car les courants d’air atmosphériques provoqueront trop de parasites dans votre image. Pour regarder le ciel profond avec un télescope de plus de 200 mm , vous travaillerez avec un grossissement de 40 à 80 fois, vous ne serez donc pas trop exposé à cette perturbation car vous êtes dans la tranche basse du grossissement. Par contre, vous serez pénalisé dans la tranche haute car le phénomène sera bien présent.

2.10 Le budget et la décision d’achat du télescope.

Comme dans toute décision d’achat, vous avez déterminé votre budget et vous êtes hésitant.

1- Vous trouverez sur notre site des instruments rigoureusement sélectionnés.

2- notre sélection propose une solution à chacun d’entre vous, mais surtout, nous avons voulu des tarifs plus que compétitifs pour permettre à tout le monde de s’équiper sans se ruiner.Le matériel est évolutif, votre achat pourra être complété ultérieurement par des oculaires ou bien encore par un moteur.

3- Avant d’investir, lisez l’ensemble de nos commentaires, cernez votre besoin et n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez davantage de renseignements. Sur le marché, des télescopes grands et perfectionnés, truffés d’électronique embarquée et destinés aux astronomes expérimentés sont aussi les plus compliqués.
Ces instruments trop difficiles pour quelqu’un qui n’a pas non plus que ça à faire peuvent être déroutants et aussi tomber en panne. Ils ne sont alors plus exploitables, pensez-y aussi.

4- Pour qui faites-vous cet achat, un enfant, vous-même, pour un cadeau ? L’astronomie demande un peu de patience et d’initiation, mais très vite il est possible de réaliser de belles observations.

2.11 Evolution du matériel et conclusion :

Votre télescope est équipé avec un jeu d’oculaires, mais vous pourrez par la suite en acheter d’autres.
Ils se monteront sans problème et vous permettront d’autres observations, d’autres approches, d’autres découvertes.
Ne pensez pas systématiquement à vouloir grossir davantage, mais pensez aussi aux oculaires de grandes focales aux optiques remarquables. Ils vous donneront beaucoup de lumière et donc des images nettes, et contrastées.
Ils vous donneront des images saisissantes en vous projetant dans le ciel et même si vous voyez moins de détails, c’est aussi ça l’astronomie.
Se retrouver projeté dans l’espace et avoir la sensation de faire partie du spectacle, d’être dedans et plus seulement spectateur passif d’une feuille de papier imprimé d’un magazine spécialisé vendu en kiosque.
Vous voilà maintenant informé, essayez de définir avec l’ensemble de ces éléments quel est votre besoin.
Vous voulez un instrument qui puisse vous satisfaire de façon globale Vous avez de la place ou êtes prêt à en faire un peu Un 203 / 800 mm sera parfait.
Vous avez moins de place et souhaitez un instrument polyvalent Vous voulez transporter un télescope, même l’emmener en balade dans le sac à dos : Un 114 /1000 mm.
Un cadeau pour un enfant dont vous ignorez l’attrait pour l’astronomie, une envie de savoir pour vous même : Choisissez une lunette 60 ou 70 mm de diamètre.
L’intérêt est là, votre enfant en parle vraiment et vous vous dites pour quoi pas moi aussi Prenez un 114/ 900 mm . Voilà, un bel instrument complet et lumineux, un instrument qui est imposant sans être trop encombrant.

Partie 3 - Terminologie des télescopes

3.1 Définition du télescope

Un télescope ou une lunette astronomique se présente sous la forme d’un fût cylindrique plus ou moins long et gros suivant sa technologie de construction.
Ce tube est généralement peint, il est supporté par une monture et un trépied en aluminium. Le matériel ancien était supporté par un trépied en bois.
La partie par laquelle la lumière pénètre dans l’instrument optique se nomme l’objectif pour une lunette astronomique et l’ouverture pour un télescope.
Sur le site, vous allez trouver deux grands principes: les télescopes à miroirs (de Newton, catadioptriques) et les lunettes astronomiques construites par une association de lentilles à l’intérieur du tube.
Souvent on définit un télescope par une combinaison de chiffres et vous entendrez parler d’un 114/900, soit , D 114 / F 900 mm , cela signifie :
D 114 mm = diamètre du miroir
F 900 mm = longueur focale du télescope

3.2 Les oculaires

Les oculaires sont à insérer dans le porte oculaire situé sur la partie haute du télescope, vers l’ouverture, ou bien à l’extrémité inférieure de la lunette. Ils adoptent des constructions optiques plus ou moins sophistiquées en fonction des évolutions et des découvertes faites sur le matériel optique. Ils permettent de grossir plus ou moins l’image, les constructions optiques les plus courantes en astronomie amateur sont : huygens, kellner et plöss.
Ils se différencient par leurs longueurs focales et leurs diamètres et sont interchangeables, même quand ils n’ont pas la même construction optique.

Exemple de focales: PL25 mm, K10 mm, H6mm... Diamètre: 31.7 mm ou 24.5 mm . Il s’agit du diamètre du coulant du porte oculaire, pour le connaître, vous pouvez mesurer le diamètre extérieur de la partie chromée qui sert de base à l’oculaire.

3.3 Comment calculer le grossissement ?

C’est le rapport entre la longueur focale du tube optique et la longueur focale de l’oculaire. Il suffit donc de faire une simple division pour l’obtenir.
Exemple:
Tube optique: Focale 1000 mm Oculaire: Focale 10 mm Grossissement 1000/10 = 100 x

3.4 Comprendre le grossissement

La résolution : Un télescope peut être assimilé à un instrument de mesure et à ce titre, il dispose de sa propre résolution, c’est à dire sa capacité maximale de travail, au de là de laquelle, il y aura une perte d’informations.
Dans le cas du télescope, nous parlerons du grossissement maximal avec le plus de détails visibles.
Au delà, l’image sera simplement agrandie sans fournir plus d’informations. Généralement, cette valeur de grossissement est assimilée au diamètre du miroir du télescope : Par exemple 114 fois pour un 114 mm .

Il ne faut pas confondre résolution et précision. En effet, un instrument peut être très précis tout en ayant une faible résolution. Par exemple, votre compteur de vitesse de voiture pourrait n’être capable de vous lire la vitesse que de 5 km /h en 5 km/h mais quand il indique 135, cela pourrait être avec une grande précision. C’est à dire que vous seriez sur d’avoir tort quand le gendarme vous arrête pour excès de vitesse relevé sur son radar. Nous ne vous conseillons pas de faire l’expérience de faire mesurer la réalité des informations communiquées par votre compteur de vitesse ! Appliqué au télescope, il s’agira des détails lunaires que votre instrument sera capable de montrer. Il peut vous montrer des détails de l’ordre du Km ou de 5 kms mais avec une grande précision. C’est à dire avec une grande exactitude dans l’information communiquée ou rendue.

Le grossissement maximum n’est qu’un chiffre sans grande signification car cette valeur théorique inutilisable en pratique ne donne aucun résultat visible satisfaisant.
En clair, il n’y a plus assez de lumière qui parvienne à l’œil et on est bien au delà de la résolution de l’instrument.
C’est un peu comme si vous équipiez une voiture de sport avec un tout petit moteur, vous pourrez à peine entraîner les gros pneus et ne ressentirez jamais l’ivresse des grandes accélérations.

Le grossissement utile définit le grossissement maximal exploitable, celui où l’on voit encore du détail très correctement.
Le grossissement utile d’un instrument est compris entre 1fois et 1,2 fois son diamètre (mesuré en millimètres), 70 à 85 fois pour une lunette de 70 mm et 114 à 135 fois pour un télescope de 114 mm .
Nous sommes là clairement dans les limites de résolution de l’appareil, c’est le fonctionnement optimal.

Le grossissement maximal théorique utile définit le grossissement "limite" obtenu quand les conditions atmosphériques et d’observations sont exceptionnelles.
C’est donc rare.
Théoriquement, il est ainsi possible de grossir jusqu’à 2,4 x le diamètre de l’instrument (mesuré en mm), soit 273 fois pour un 114 mm et de conserver une image exploitable.

3.5 La luminosité

La luminosité est liée au diamètre du miroir ou de l’objectif. Plus le diamètre est large plus il collecte de lumière et plus l’instrument sera lumineux.
On comprend donc aisément que l’observation astronomique se faisant de nuit, la seule lumière qui vous parviendra sera celle des astres.
Ainsi, plus l’instrument collectera de cette belle lumière par son grand diamètre et plus vous pourrez observer d’objets et de détails.

3.6 Pour quelles observations ?

Avec un télescope ou une lunette de petit diamètre, c’est à dire jusqu’à 76mm, vous pourrez découvrir les plus beaux objets du ciel: la lune et ses cratères Saturne et ses anneaux. En passant sur du 114 mm , vous aurez accès à davantage de découverte dans le cosmos, c’est à dire, les amas stellaires, les autres planètes proches du système solaire, des nuages et des jets de gaz et vous découvrirez aussi la richesse infinie de la voie lactée. Des centaines d ‘étoiles invisibles vous apparaîtront. La lune à elle seule peut déclencher des passions, tellement la vue de ses cratères est amusante.

Partie 4 - L’astronomie


4.1 L’optique à travers quelques grands physiciens

Descartes René publie en 1637 les lois de la réflexion et de la réfraction, des travaux dont on attribue la découverte initiale à Snell en 1621.
Huygens Christiaan Astronome, physicien et mathématicien Hollandais perfectionne la lunette astronomique et découvre en 1655 les anneaux de saturne.
Sir Isaac Newton Astronome, physicien, mathématicien et théologien Anglais, publie un traité de l’optique en 1675, il explique la dispersion de la lumière, son œuvre est considérable.
Augustin Fresnel, physicien Français explique complètement les phénomènes de diffraction et d’interférence en 1815.

Mais les premières observations du ciel sont attribuées aux Chaldéens et aux Egyptiens. Avec les Grecs l’étude du ciel se poursuit dés le deuxième siècle avant Jésus Christ.
Vint ensuite, au cours des 16 e et 17Ie siècles, l’invention de la lunette astronomique qui permit un bond en avant impulsé par les illustres Copernic, Kepler et Galilée.
Si vous vous initiez à l’astronomie, nous vous souhaitons de belles observations dans ce ciel qui intrigue depuis déjà bien longtemps.
Armez vous d’un peu de patience pour réussir sans faillir le repérage des astres dans l’immensité du ciel, un peu d’habitude et vous y parviendrez sans souci.
Faites vos premières observations à l’œil nu puis continuez avec une bonne paire de jumelles, par exemple: une 7 x 50 mm ou mieux des jumelles de grand diamètres 15x70 mm.

Il faut apprendre à connaître le ciel pour vous familiariser avec l’astronomie.
Cette étape vous permettra de repérer plus facilement les objets de votre convoitise.
Un atlas du ciel, une carte seront des outils utiles.
Sur Internet, vous trouverez la position exacte des planètes au jour et à l’heure de votre choix.
Prenez du temps et vous découvrirez, avec votre télescope les merveilles de la voie lactée et du ciel profond qui deviendront visibles dans votre oculaire.

Le télescope monté sur sa monture équatoriale vous permettra de parcourir le ciel avec un système optique adapté et précis.
Vous pourrez localiser une multitude d’objets célestes. La lune d’abord, bien entendu, c’est le plus facile.
C’est le satellite de notre terre tellement magique dans cette couleur blanche presque scintillante qu’on lui connaît.
Le filtre lunaire vous sera sans doute utile car la luminosité est très forte sur la lune.
Ensuite, il y a dans le ciel bien d’autres découvertes, saturne, vénus, des amas stellaires, des jets de gaz, des étoiles, des couleurs incroyables dans le ciel profond.

4.2 Préparer votre observation

Il est nécessaire de prendre un peu de temps de préparer vos observations, Quels objets célestes vous allez observer ? Pour cela , aidez, vous d’une carte du ciel, d’un ouvrage traitant de l’astronomie, d’un atlas, d’un logiciel ou bien des magazines d'astronomie contenant le calendrier mensuel des événements astronomiques.
Vous pouvez trouver une carte du ciel sur Internet par exemple.
Une fois dehors et installé, laissez vos yeux s’adapter à la luminosité ambiante, ce qui prend une quinzaine de minutes normalement.
Attention, même l’été les nuits peuvent être fraîches, couvrez vous, surtout si vous prévoyez de monter en altitude pour trouver un joli ciel. Il n’est pas rare de perdre un degré voire 1,5 ° par tranche de 100 m lorsque vous grimpez, si vous partez de 600m et montez en voiture à 1800m, vous pourrez perdre quinze degrés, pensez y pour profiter pleinement du ciel nocturne .

4.3 Définir le lieu et le moment

Le scintillement bien visible des étoiles est un excellent renseignement pour vous, futur astronome, par contre il n’est pas bon signe.
En effet, un fort scintillement sera le signe de perturbations atmosphériques.
Au contraire, si la nuit vous semble très calme et les étoiles fixes, alors il est temps de monter votre instrument.

Bien entendu, la brume, les nuages seront des événements qui perturberont voire empêcheront vos observations.
Le vent également agitera l’atmosphère et dans ce cas il sera difficile de travailler sur un grossissement important.
L’astronomie est très dépendante des conditions extérieures, il faut en prendre conscience pour justement s’installer dans les conditions les plus favorables.
La lumière de la ville enfin, se réfléchit dans le ciel. Par conséquent, elle entraînera également une gêne puisqu’elle rendra les astres moins lumineux, moins visibles.

Le lieu d’observation doit donc être choisi en tenant compte de qui vient d’être dit, à savoir : celui où l’on a le moins de lumière polluante.
La lumière polluante est celle qui n’est pas naturelle, celle que l’on produit, c’est à dire celle des lampadaires, des phares de voitures, des villes ou de la maison toute proche.

L’été, la chaleur monte du sol vers le ciel et génère des courants d’air qui vont troubler votre observation.
Ce phénomène est amplifié dés que l’on reste prés d’un lieu qui emmagasine la chaleur, comme une construction, une route bitumée.
Il est bien plus recommandé d’aller s’installer dans une prairie ou dans un jardin, en tout cas de s’éloigner de tout ce qui l’on identifie comme peu propice à l’observation astronomique.
On peut facilement constater ce phénomène de jour en regardant au loin, au-dessus d’un champ par exemple, vous verrez sans difficulté un air troublé qui semble monter du sol.
Une route bien droite vous montrera aussi ce spectacle.

Faites également attention à la façon dont vous installez votre télescope surtout avec un instrument lourd. Assurez vous de la stabilité du terrain pour qu’il ne bascule pas.
En effet, une chute serait certainement très dommageable pour votre instrument optique.
Au risque de cabosser le tube, vous pourriez endommager de façon irréversible le système optique et sa précision.
Veillez bien à ouvrir largement le trépied en aluminium pour donner le maximum de stabilité à l’appareil. Il faut se méfier des terrains trop meubles, humides.
Le basculement peut se produire alors que vous êtes concentrés sur l’observation et vous n’aurez pas le temps de stopper la chute.

Beaucoup de choses sont possibles mais essayez de mettre le maximum de chances de votre côté.
Pensez à votre confort, ménagez-vous un bon espace d’observation qui vous permettra de maîtriser tranquillement le ciel.

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